[ALOPECIE] Comprendre l’alopécie androgénétique hormonale

7 Avr 2020 | L'alopécie, Les bases | 0 commentaires

Les cheveux, comme les poils, sont soumis à un équilibre et une influence hormonale. Chez la femme, ce sont les œstrogènes et la progestérone qui jouent un rôle primordial dans le développement des cheveux, c’est pour cela que les pilules qui en concentrent sont majoritairement prescrites en cas d’alopécie. Mais les androgènes secrétés par les ovaires et les glandes surrénales peuvent accélérer le cycle de vie des cheveux, influençant négativement leur renouvèlement : c’est notamment le cas chez les femmes atteintes d’alopécie androgénétique hormonale.

Le cycle de vie du cheveu

Notre chevelure est normalement constituée de 100 000 à 150 000 cheveux, se renouvelant tous de façon cyclique. Pour chaque follicule pileux, les cycles sont programmés génétiquement en termes de durée et de nombre. 

Le cycle pilaire comprend 3 phases :

  1. La phase de croissance (phase anagène) durant laquelle le cheveu croit pendant 3 à 6 ans ;
  2. la phase de repos (phase catagène) durant environ 3 semaines, pendant laquelle le cheveu ne pousse plus ;
  3. et enfin l’expulsion (phase télogène), qui se caractérise par la chute du cheveu environ 3 mois après un repos inactif.

En temps normal, le cycle pilaire est fait de telle sorte à ce que 80% des cheveux soient en phase de croissance, 2% en phase de repos et 15 à 20% en phase d’expulsion.

L’alopécie androgénétique, une accélération du cycle de vie du cheveu

En moyenne, chaque follicule pileux dispose d’une vingtaine de cycles avant d’être épuisé ; il y a donc logiquement assez de cycles pour couvrir toute une vie ! Mais en cas d’alopécie androgénétique, les hormones mâles s’emballent et accélèrent les cycles pileux sensibles.

La principale coupable ? La DHT (dihydrotestostérone).

Pour faire simple, l’épuisement des cycles pileux est dû à l’hyperactivité d’une enzyme (5-alpha réductase) transformant la testostérone en DHT, un androgène plus puissant. 

Des dérèglements hormonaux aussi en cause

Un dérèglement hormonal ou un trouble endocrinologue peuvent aussi être la cause d’une présence trop importante d’hormones mâles, entraînant à leur tour une alopécie androgénétique.

Les dérèglements hormonaux peuvent survenir chez les femmes ayant le syndrome des ovaires polykystiques. Les androgènes sont alors présents en quantité trop importante par rapport aux oestrogènes et à la progestérone. A l’inverse, les femmes ménopausées perdent 80% de leurs oestrogènes, laissant ainsi le champ libre aux androgènes qui ne subissent pas une chute aussi drastique. Les dérèglements hormonaux peuvent parfois être déclenchés par la prise d’un traitement hormonal comme la contraception maîtrisée par la pilule. Ces dérèglements peuvent être passagers, mais ils peuvent aussi être irréversibles…

Quant aux troubles endocrinologues, la thyroïde et l’hypophyse peuvent ne plus assurer leurs rôles de stimulants et de régulateurs des cycles pileux.

D’autres types d’alopécies existent, n’hésitez pas à lire mon article à ce sujet !

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